Il faut que vous le sachiez : l’auto-entreprenariat est un des moteurs de l’économie française, fort créateur d’emplois face à des institutions aux embauches frileuses. Il y a en France plus d’un million d’auto-entrepreneurs, 1 072 000 plus exactement, et ce selon les chiffres les plus récents dont nous disposons (dernier trimestre 2016). On ne veut pas trop se mouiller, mais ce nombre augmente régulièrement année après année, peut-être approche-t-on aujourd’hui les 1,2 millions, soit environ 3% de la population active.

Parmi ces auto-entrepreneurs, nous allons nous intéresser à une partie d’entre eux. Nous allons nous intéresser aux doux-rêveurs qui veulent devenir leur propre patron, réussir leur coup, vivre de leur création, le tout en se faisant plaisir !

Work and Chill, ou l’utopie start-up

Connaissez-vous le concept Work and Chill ? Travailler oui, mais dans une ambiance de travail agréable, comprenez verdure, babyfoot, billard et pourquoi pas un café moka ou une brave pinte de bière. Un plébiscite dont certains s’amusent :

La page YouTube Inernet résume parfaitement le concept “Work and Chill“… en un peu plus barré…

Certains s’en amusent donc, d’autres ont trouvé une mine d’or, et n’ont pas hésité à creuser. C’est le cas du créateur de WeWork, Adam Neumman, qui a créé en quelques années un empire.

De la bière à flot et un environnement de travail idyllique, tel est le mantra qui a propulsé l’enseigne WeWork au Septième Ciel, et son créateur, au sommet du classement des personnalités les plus influentes du monde.

Le Grand Manitou Adam Neumman

Mais la nature d’une utopie réside justement dans le fait qu’elle n’est pas réalisable. Quelques semaines seulement avant qu’Adam Neumman ne lance WeWork en bourse, d’énormes problématiques d’ordre financier apparaissent. 5 milliards de dette en moins de dix ans, impossible à rembourser… La bière, d’après les spécialistes. Comptez 2 400 postes supprimés en quelques mois.

Aujourd’hui, la boîte poursuit son naufrage, et des 12 500 employés WeWork à l’âge d’or, il n’en reste plus beaucoup.

Restez optimistes !

Si la dégringolade de WeWork peut rebuter certains à ralentir sur leurs rêves “Chill and Work“, le concept a bien sûr de très grands jours devant lui. Pour ne parler que de Paris, il n’y a qu’à apprécier le bourdonnement continu de la Station F et de la Felicita, à quelques enjambées de la Bibliothèque Nationale, pour s’en convaincre.

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