Matthieu Mountels est un de nos journalistes, ici à Newty, mais ce n’est pas sa seule casquette. Il est aussi auteur. Il y a un an et demi, il s’est lancé dans un projet ambitieux, devenir écrivain, écrire son premier livre : DRAEM. Il devait absolument nous en parler. Ce sont les six questions à…

Quelle est l’ambiance générale du roman ?

DRAEM est un livre d’anticipation sur fond environnemental. Toute l’histoire se passe sur une île, en 2070. La Terre n’est plus qu’un souvenir et ils sont environ 2 000 survivants à cohabiter sur ce nouveau monde. Ils espèrent une vie plus légère qu’au cours de leurs vingt dernières années sur Terre. On croise la vie d’une demi-douzaine de personnages qui ont des avis différents sur la manière de gérer cette île, parfois au détriment du reste de la population.

Ce n’est pas forcément fameux ! L’histoire commence après des décennies très difficiles. En fait, j’ai exagéré les prévisions de nos climatologues contemporains… c’est mon architecture, très peu de chances que ça se passe comme ça mais c’est comme ça que je l’imagine. Du coup, les personnages de l’île doivent faire face à de profonds traumatismes, qui transforment fortement les rapports aux autres. C’est d’ailleurs quelque chose qui m’a passionné dans l’écriture de ce roman : la question de la folie, causé par l’effondrement du seul monde que l’on connait. 

L’écologie prend donc une place importante dans le livre, pourquoi ?

Je crois faire partie de la première génération de jeunes à avoir grandi avec l’urgence climatique, réellement. Depuis que j’ai une douzaine d’années, l’environnement a pris une place omniprésente dans mon éducation, dans la vie de tous les jours. C’est peut-être inconsciemment que j’en suis venu à utiliser ce thème dans le livre… Non en fait c’est totalement voulu. J’avais besoin d’en parler, et je suis sûr que j’ai le même état d’esprit que beaucoup de personnes ! En tout cas, ça a été un énorme bol d’air d’écrire sur ce sujet extrêmement angoissant que l’avenir de notre jolie planète.

De journaliste à auteur, comment on décide d’écrire un livre quand on a 21 ans ?  

On démarre sur un coup de tête ! Je voulais écrire une véritable histoire depuis très longtemps, mais je n’allais jamais plus loin que trois ou quatre chapitres. Un jour j’ai ouvert mon ordi et j’ai commencé à écrire. On y parlait d’une jeune femme qui tentait de s’enfuir de quelque part, je ne me suis arrêté un an et demi plus tard avec un roman. J’en suis extrêmement fier.

Devenir écrivain, comment tu te sens ?

Ce n’est pas facile à expliquer… C’est un peu comme être face au vide, et chaque ligne qu’on écrit est une planche qu’on pose devant soi, et on avance, on avance, et on remplit ce vide, qui n’en est plus un. Ce qu’on ressent… c’est jouissif. Aujourd’hui, on ne voit pas trop l’écriture comme un passe-temps super cool, mais je conseille à tout le monde de s’y atteler quelques fois. L’amour d’écrire n’a pas d’âge !

Où peut-on le trouver, ce roman ?

Partout ! Il faut le pré-commander d’abord, mais vous pouvez aller dans n’importe quelle librairie, FNAC ou autres. DRAEM sera très rapidement disponible pour vous !

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